Une image vaut mille mots ?   Origine Ce concept est né aux Etats Unis au milieu des années 2000. Il désignait l’émergence de... Le coworking, kezako ?

Une image vaut mille mots ?

coworking kezako

 

Origine

Ce concept est né aux Etats Unis au milieu des années 2000. Il désignait l’émergence de lieux alternatifs pour accueillir de jeunes entrepreneurs de start-up à la recherche du Graal numérique susceptible de les transformer en futur Steeve Job (pdg d’Apple). Les premiers espaces étaient des appartements en colocation la nuit, transformés en bureaux partagés le jour et donc utilisés 24h/24.

Source : www.Deskmag.com

Ces expériences issues de démarches spontanées et communautaires se sont rapidement répandues dans toute la ville, le pays, puis en 10 ans à travers le monde (2450 espaces de coworking recensés fin 2013).

Source : www.Deskmag.com

 Définition

Elle repose sur deux principes indissociables.

Le premier est l’utilisation d’un espace de travail partagé dans lequel on se rend de manière ponctuelle ou régulière au cours de la semaine ou du mois.

Le deuxième est la participation aux échanges formels et informels qui se déroulent entre tous les coworkers qui fréquentent le lieu, créant ainsi une communauté en réseau partageant des valeurs communes.

Le co-working désigne à la fois :

  • le nom de lieux dédiés où l’on vient travailler
  • le périmètre d’un espace dédié, dans un lieu plus vaste et multi-fonctions appelés « tiers lieux ».
  • un nouveau mode de travail plus collaboratif.

Alors que le télétravail se définit plutôt comme « le fait de pouvoir travailler à distance, quel que soit le lieu où l’on se trouve en utilisant les Technologies de l’Information et de la Communication » (Philippe Planterose[1]).

Le coworking est donc un mode de travail qui repose plus sur des notions de convivialité, de mise en réseau et de co-construction de projets. Ce mode de travail se pratique dans divers types d’espaces accueillant des personnes d’âge, de statut, de culture ou de métiers différents (comme les fablab, les espaces de co-working,…). Ces lieux d’activités situés entre le domicile et l’entreprise, comme il y en a toujours existé (café, place..), sont appelés communément des « Tiers Lieux ». Ils permettent les rencontres informelles et favorisent la créativité des interactions sociales.

Les espaces de coworking en photo

Abonnez-vous au tableau Coworking par cedille.pro, le petit plus pour travailler autrement dans la Drôme de Léonard sur Pinterest.

En France

Comme partout à travers le monde, c’est dans les grandes villes que ce concept s’est largement développé dans notre pays. Pionnière du coworking en France, La Cantine a ouvert ses portes à Paris en février 2008, elle vient de déménager dans un nouvel espace appelé la « Numa » qui propose aussi un dispositif d’accompagnement aux entrepreneurs et aux start-up ; Numa est le Tiers-lieux par excellence de la région Parisienne.

Toutes les métropoles françaises ont désormais leurs espaces de coworking et l’on dénombrait plus d’une centaine d’espaces répartis dans tout le pays dont une soixantaine rien que dans la région parisienne. L’Europe est le continent qui présente la densité la plus importante d’espaces.

Source : www.maddyness.com

Le secteur des nouvelles technologies, précurseur et toujours prépondérant dans ces initiatives, partage désormais le concept avec d’autres domaines d’activités comme l’ESS (La Poudrière, La Ruche) ou les médias et la communication (L’atelier des médias)…

Les raisons du succès

Le coworking apporte une réponse au désir de plus en plus de personnes de « travailler autrement » pour mettre en cohérence leurs valeurs personnelles avec un mode de travail et de développement.

La dynamique communautaire présente dans les espaces, contribue à élargir le réseau de connaissances et de compétences de chaque coworker et in fine à favoriser leur travail et le développement de leur activité (1+1=3).

L’effet secondaire important c’est que le coworking favorise également la co-construction de projet entre coworkers habitués à travailler en proximité. Là ou un indépendant pouvait difficilement répondre seul à un appel d’offres public par exemple, il a l’opportunité de s’associer avec des membres de la communauté pour y participer et augmenter ainsi son volume d’activités.

La question purement économique compte aussi dans le succès des espaces. La location mensuelle en open-space excède rarement 400€/mois sauf services ou aménagement spécifiques, et l’engagement n’a rien de comparable avec un bail.

C’est également un bon moyen pour rompre son isolement et éviter de recevoir un client dans le café du coin comme quand on travaillait chez soi.

Plus que la mutualisation d’équipement et de services, les coworkers cherchent un environnement de travail plus stimulant que le canapé de leur salon.

Sylvain Gourvil, développeur et coworker à la Numa.

Les services proposés

Leur nature est variable mais à minima elle se résume à :

  • Un open space d’environ 15 places minimum avec connexion wifi ou filaire
  • Un espace réunion (6 à 10 personnes) avec grand écran
  • Un ou plusieurs espaces ou bureaux individuels de petite dimension (rdv, présence permanente, appel téléphonique…)
  • Des ressources partagées (livres et magazines)
  • Des casiers fermant à clé
  • Une imprimante/scanner/copieur
  • Un coin kitchenette avec thé / café et micro-onde
  • Un accès à l’espace à une amplitude horaire étendue
  • Des formations et évènements souvent animés par un ou des coworkers
  • Un(e) animateur(trice) dispo et motivé(e)

Dans une ambiance à la fois studieuse et détendue !

Source : www.tierslieux.net

Les valeurs souvent partagées

  • La durabilité
  • La communauté
  • La coopération
  • L’ouverture
  • L’accessibilité

Ainsi que le partage, la mutualisation, l’innovation, la créativité et la qualité.

Source : www.lamatrice.org

En créant des communautés d’entrepreneurs qui partagent, agissent et innovent, l’espace de coworking devient un vivier de dynamisme, de réseautage et de créativité… Un véritable écosystème rimant avec création de projet et innovation et ce en raison de la réunion dans un même lieu d’individus aux compétences et aux idées différentes.

[1] Philippe Planterose, Consultant et Président de l’Association Française du Télétravail et des Téléactivités.

Leonard Lenglemetz

Et si on travaillait ensemble, autrement, dans la Drôme ? Je travaille au sein de l’association Le Moulin Digital à Valence sur le développement du coworking et autres formes de travail collaboratif.