Lambert Henckens a grandi en Belgique, dans un petit village de 600 habitants. Il est aujourd’hui PDG de sa propre entreprise de packaging de... Lambert Henckens : « Travailler dans un tiers-lieu, quelle richesse ! »

Lambert Henckens

Lambert Henckens a grandi en Belgique, dans un petit village de 600 habitants. Il est aujourd’hui PDG de sa propre entreprise de packaging de luxe, travaille avec de grands groupes internationaux et a décidé de s’implanter à Crest, au sein de l’Usine Vivante pour exercer son activité.

Quel est ton parcours professionnel ?

Lambert Henckens : Après des études en économie, orientées vers le commerce international, j’ai obtenu un premier poste de responsable export, dans la région lyonnaise. Pendant 9 ans, j’ai travaillé sur la commercialisation en Europe de produits de jardin. A la suite de cette expérience, j’ai changé de secteur pour m’orienter dans un domaine plus technique : le textile. J’ai intégré une entreprise familiale à Saint-Etienne qui fabriquait, transformait et revendait des produits textiles. Ce domaine m’a passionné, j’étais à la fois dans la technique de fabrication et dans la commercialisation des produits dans le monde.

Que fais-tu aujourd’hui ?

LH : Grâce à cette expérience dans le textile, doublée d’une seconde dans une entreprise à Paris, j’ai développé des compétences techniques en tissage et transformation de matériaux souples. En janvier 2011, j’ai donc créé ma propre entreprise, Lembart, en me poant deux objectifs : faciliter l’utilisation du textile dans l’emballage et développer l’ingénierie des matériaux textiles industrialisés. Pour faire simple, le secteur du luxe ne permet pas une industrialisation lourde car le marché n’est pas assez important. Ma société cherche à proposer aux professionnels du secteur des solutions techniques pour un emballage textile de qualité sur des produits de luxe tels que les parfums ou les spiritueux.

Pourquoi travailler dans un tiers-lieu ?

LH : Lorsque j’ai créé ma société, j’étais basé à Saint-Etienne. Le travail à la maison ne me convenait pas pour plusieurs raisons : j’étais moins efficace, je commençais plus tard et finissait plus tôt que lorsque j’allais au bureau. Ensuite, lorsque j’étais en déplacement, mes fournisseurs ne pouvaient pas me livrer, ce qui me faisait perdre un temps considérable. Enfin, le milieu dans lequel je travaille est un vrai microcosme, je rencontrais donc toujours les mêmes personnes.

Ainsi, lorsque Le Mixeur (tiers-tieu stéphanois) a ouvert, je me suis précipité ! C’était pour moi une superbe occasion pour côtoyer d’autres gens, issus d’un milieu différent, de travailler côte-à-côte tout en ayant des activités différentes. Quelle richesse !

Pour moi, un tiers-lieu facilite les échanges entre les personnes, créé de la synergie, et c’est cela que je cherche.

Et pourquoi l’Usine Vivante alors ?

LH : Pour des raisons personnelles, j’ai déménagé dans la vallée de la Drôme récemment. J’ai rapidement entendu parler du projet de l’Usine Vivante, tout en me disant qu’il ne serait pas opérationnel avant 2017, au moins… Finalement, les choses ont été plus vite que prévu et me voilà dans le lieu depuis déjà 5 mois !

C’est ça qui me plaît à Crest : les gens sont dynamiques et expérimentent ! Il y a beaucoup d’énergie dans la vallée pour tester de nouveaux modes de vie, de nouveaux modes de travail. A mon échelle, j’essaye donc de m’y impliquer !

Laure

Médiatrice numérique à l'Usine Vivante de Crest

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